L’allaitement, entre magie et complicité

Hello hello,

Voici un bon moment que je n’ai plus écris au sujet de la maternité, d’être maman ou de tout ce qui se rapproche de cette parallèle intime de ma vie privée. Mais à l’occasion de la semaine mondiale de l’allaitement ( du 03 au 09 octobre 2016 ), je tenais vraiment à vous en parler, vous parler de mon expérience et de ce pourquoi je vous le recommande si vous êtes une future maman.

Entre mythe et réalité, je pense que tout est en dépend de chaque personne, de ses envies, de sa morphologie, de son passé et d’un tas d’autres choses à prendre en compte. Sachez que tout est tout d’abord question d’envie. Si vous n’avez pas envie de le faire, ne vous forcez pas. Mais on peut toujours tout essayer et se décider après…

Je suis partie vers mon accouchement  avec pour optique d’essayer l’allaitement à la naissance de ma fille. Je ne savais pas vraiment si ça me plairait, si ça irait, si j’aurai mal ou assez de lait. C’est tellement difficile de savoir ces choses avant d’avoir son enfant dans les bras, qu’il ne faut pas tirer de conclusions hâtives. Ainsi, j’ai eu Thea-Lena tout contre moi dans ses premiers instants de vie et c’est tout naturellement que je lui ai donné le sein.
J’avais peur, peur de mal faire, de mal la tenir, de mal la nourrir. J’avais l’impression que tout était sur mes épaules pour sa santé, sa survie, son bien-être. Il est presque impossible de savoir la quantité que bébé boit, presque impossible de savoir si c’est assez pour son évolution. La seule certitude à avoir, c’est de suivre son instinct et surtout de faire confiance à son enfant. Elle restait longtemps contre moi et finissait toujours par s’endormir dans les premières semaines, mais quand j’ai vu que son petit poids montait sur la balance, j’ai stoppé de m’inquiéter pour n’en garder que le positif : le partage.

L’allaitement, c’est ce que j’ai vécu de plus fort avec ma fille, et rien que d’y repenser, rien que de l’écrire… j’en ai les larmes aux yeux. C’est quelque chose d’unique, d’encore plus fort que la grossesse elle-même. Il y a se partage de regards, d’amour, de bonheur. C’était la seule chose qui comptait, et j’ai fais ce que j’ai pu pour garder ce lien entre nous jusqu’à ce que mon corps stoppe la production de lait, à ses 6 mois.

Ce n’est pas une fierté, pas non plus de la haine envers celles qui font le choix ( ou qui n’ont pas le choix ) de ne pas allaiter. Je respecte le choix de chaque maman, elles sont les seules à savoir ce qu’il y a de bon pour leur propre enfant et pour elles. Mais j’ai ce petit coin dans ma tête qui me fait sourire à chaque fois que je pense à ces centaines de fois où j’ai partagé une fois de plus mon corps avec ma fille. J’ai trouvé une logique toute simple à la suite de la grossesse, j’ai continué à partager tout ce que je pouvais avec elle et c’est ce qui m’a rendue forte. J’y ai gagné de la volonté, même dans les moments où la fatigue me tarissait.

Les premières semaines sont difficiles, les réveils nocturnes très fréquents et pour une maman qui allaite, elle est la seule personne qui puisse nourrir bébé. Impossible d’abandonner, de dire stop, pas aujourd’hui. Mais on tient bon et le lien qui se construit autour des repas n’est que plus intense.
Mais plus qu’un plaisir pour nous, c’est aussi une source incroyable de bienfaits pour bébé. J’ai eu un bébé d’hiver ( elle est née fin novembre ) et n’a eu ni rhume, ni otite, ni rien du tout : elle s’est construite une santé de fer pour ses premiers mois et je suis contente d’y avoir contribuer.
Dès les premières semaines où j’ai stoppé l’allaitement, on a vu la différence au niveau de son immunité, et je suis contente qu’elle était moins fragile pour combattre rhumes et angines.

Un très gros avantage pour la maman est évidemment la perte de poids qui est complètement folle : En 10 jours j’avais retrouvé mon poids d’avant, avec 2 kilos de moins encore. J’ai fondu comme neige au soleil en partageant mes calories avec bébé et c’est vraiment tant mieux.
Le secret d’un allaitement réussi, c’est le suivi que vous aurez à la maternité pour positionner bébé correctement afin d’éviter les crevasses et de pouvoir le nourrir correctement. Le soutien est primordial également, mais ça reste un processus naturel et notre corps de maman est fait pour ça.

Je sais trop bien que ça peut faire peur, mais ne vous laissez pas stopper par si peu contre tellement d’avantages. Parce que ce n’est que du bon, pour tout le monde( et même pour le porte-feuille ) de laisser bébé profiter de cette source naturelle.

J’espère vous avoir donné envie de partager cette magie avec votre tout petit,
Bisous doux, Lou.

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